De l'eau pour les éléphants

Blog de calyce :Mon Antre Cinématographique, De l'eau pour les éléphants

mardi 15 mai 2012 11:34 , dans Affiches


De l'eau pour les éléphants

Date(s) de Sortie(s) : FRANCE  04 mai 2011  |  USA  22 avril 2011

 

Synopsis

Dans l'Amérique des années 1930, Jacob est embauché comme vétérinaire dans un cirque itinérant. Il va y découvrir un univers où le rêve et le danger cohabitent, et tomber sous le charme de la belle écuyère Marlène. Les deux jeunes gens vont vivre une histoire d'amour impossible, sous les yeux d'August, l'inquiétant mari de Marlène et redoutable directeur du cirque.

Mon Avis

Il est des films auxquels on a envie d'adhérer dès les premières images. C'est le cas de L'eau pour les éléphants. Francis Lawrence parvient en quelques minutes à nous toucher avec force simplicité lors de son exposition. La gorge nouée d'un vieillard devant un cirque, les regards échangés avec le directeur, une voix qui se brise à l'évocation d'un sinistre accident, et nous voilà embarqués pour un long flash-back, que l'on espère passionnant.

Photo du film De l'eau pour les éléphants - 445366 

Le charme sera de courte durée, car le vieil homme aura, dans sa jeunesse, les traits de la fadeur faite mâle, à savoir Robert Pattinson. Il ne parviendra jamais, en presque deux heures de métrage, à effleurer l'émotion suscitée, en une poignée de plans, par son aîné. Il est l'unique mais mortelle faute de goût du film. Sans compter que les autres personnages passent leur temps à vanter son charme et son charisme, à tel point que voir son faciès mono-expressif finit par provoquer d'amers éclats de rires.

Une aberration d'autant plus étonnante que le reste de la distribution est remarquable, grâce à une galerie de trognes crédibles et charismatiques, que surplombent Reese Witherspoon et Christoph Waltz. La première rayonne en acrobate sensuelle et défendue, dont la grâce illumine les yeux du spectateurs, à l'écran et dans la salle. Quant à Waltz, magnétique et violent, charmeur et enragé, on rêve de le voir briser la nuque du jeune empoté qui tentera de lui voler sa belle.

    Photo du film De l'eau pour les éléphants - 455183

    Que les icônes adolescentes du moment viennent gâter les produits pré-mâchés qu'Hollywood destine avec mépris à sa jeunesse, c'est un triste état de fait, qui ne révolte plus personne depuis longtemps. Mais voir Pattinson se vautrer dans ce si joli cirque, c'est un gâchis que vous auriez tort de vous imposer. 

    Photo du film De l'eau pour les éléphants - 456715

    Voilà mon coup de gueule pour un film qui aurait pu être magnifique sans la présence de Pattinson !

    mardi 15 mai 2012 11:33 , dans Drame


    Possession

    Blog de calyce :Mon Antre Cinématographique, Possession

    lundi 14 mai 2012 12:12 , dans Affiches


    Possession

    Date(s) de Sortie(s) : FRANCE  2008  |  USA   11 septembre 2009

     

    Synopsis

    Jess et Ryan sont de jeunes mariés heureux jusqu'au jour où Ryan et son frère Roman ont un terrible accident de voiture. Plongés dans un profond coma, ils semblent avoir peu de chances de s'en sortir. Les choses empirent lorsqu'à son réveil Roman prétend être le mari de Jess... L'homme qui se tient devant Jess peut-il vraiment être celui qu'il prétend ?

    Mon Avis

    Aucun rapport avec le film éponyme de 1981 réalisé par Andrzej Zulawski, ni avec cet état bien spécifique de bouleversements physico-émotionnels particulièrement spectaculaires nécessitant l’intervention d’urgence d’un prêtre-exorciste du Vatican, d’ailleurs. Juste  Sarah Michelle Gellar au top de sa forme dans le genre qui lui convient le mieux et un Lee Pace  au charme aussi ambigu qu’ensorceleur, Possession peut être considéré à juste titre comme un petit thriller dramatique sans prétention dont les interprétations très justes de ses acteurs principaux parviennent à compenser les quelques faiblesses scénaristiques qui le minent.

    Blog de calyce : Mon Antre Cinématographique, Possession

    Malgré un titre plutôt évocateur, l’on pourra de prime abord être surpris de constater que Possession n’est en aucun cas un film d’horreur. La première partie du film est ainsi entièrement consacrée à l’établissement du lien très fort qui unit Jess à son mari Ryan afin de pousser à son maximum l’empathie du spectateur envers ce couple apparemment au comble du bonheur. Certains pourront d’ailleurs être vite exaspérés (comme ce fût mon cas) par l’aspect lisse et « trop parfait » de ces deux tourtereaux : le mari en question écrit des lettres d’amour à sa bien-aimée chaque semaine, taille les roses du jardin pour les lui glisser dans son sac en catimini, passe des heures à sculpter son portrait… Cependant, au vu de la suite, on comprend plus ou moins les raisons qui ont poussé le film à s’attarder autant sur la relation exclusive de ces deux amoureux transis, bien qu’un tel étalage de guimauve aurait tout de même pu largement être évité. Mais bon, jusque là, cela reste plus que convenable, la candeur de la plus célèbre des chasseuses de vampires aidant plus que pas mal ; sans oublier bien sûr l’aura agréablement négative de Roman (Lee Pace), ex-taulard violent et frère de Ryan, qui parvient sans mal à modérer un peu cette idylle à la sauce « Charlotte-aux-Fraises » qui devient vite écœurante.

    Blog de calyce : Mon Antre Cinématographique, Possession

    Possession construit donc paisiblement son château de carte rose-bonbon pour le détruire ensuite de manière bien abrupte (mais malheureusement fort prévisible), et le film prend alors une tournure fantastique plutôt intéressante bien que le traitement qui en soit fait demeure superficiel de bout en bout. En effet, on aurait aimé que certains aspects de l’étrange métamorphose de Roman à son réveil soient davantage creusés mais, vu la place énorme prise par le genre romantico-dramatique dans le film, il n’est pas surprenant qu’il ne reste que très peu de temps pour l’action ; ainsi les tenants et les aboutissants de l’intrigue principale sont-ils assez rapidement survolés et comptent à mon sens beaucoup trop sur la bonne compréhension du spectateur escompté excessivement patient et tolérant. Bref, tout cela est fort dommage, car en dépit de ce « traitement de surface » assez regrettable, Possession avançait de bonnes idées qui auraient pu changer la donne si elles avaient été un peu mieux exploitées.

    Blog de calyce : Mon Antre Cinématographique, Possession

    Fort heureusement, et comme je le précisais en introduction, les deux protagonistes principaux s’en sortent plutôt bien : Sarah Michelle Gellar est assez convaincante en jeune veuve éplorée dont l’esprit littéralement dévasté par la perte de son époux se retrouve progressivement envahi par un doute aussi insidieux qu’intolérable ; tandis que Lee Pace demeure quant à lui tout à fait troublant dans son approche schizophrénique du personnage de Roman, dont l’attitude change brutalement du tout au tout. L’alchimie entre les deux fonctionne de fait remarquablement bien et l’on est vite charmé par l’étrangeté de cette situation somme toute assez intrigante car totalement inhabituelle. Malgré cette évidente bonne volonté de la part des acteurs, le dénouement final de Possession s’avère plutôt décevant et très vite expédié, ne restent au spectateur laissé sur sa faim que quelques légères incohérences à ronger. Navrant !


    lundi 14 mai 2012 12:12 , dans Drame


    Sucker Punch

    Blog de calyce :Mon Antre Cinématographique, Sucker Punch

    vendredi 11 mai 2012 12:26 , dans Affiches


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